Interview d'un graphothérapeute. Vous êtes...

Publié le 11 Février 2013

Interview d'un graphothérapeute. Vous êtes...

Interview d'un graphothérapeute. Vous êtes graphothérapeute, une profession fortement méconnue. En quoi consiste-t-elle ?

À rééduquer l’écriture. À partir de différents tests, j’établis un bilan graphomoteur. Il met en évidence les sources du problème d’écriture. Et on travaille là-dessus avec l’enfant. Il n’y a jamais deux prises en charge identiques parce qu’il n’y a jamais deux enfants les mêmes. La façon d’aborder la problématique avec l’un n’est pas la même qu’avec l’autre.

Comment devient-on graphothérapeute ?

Attention, ce n’est pas un métier protégé.

N’importe qui peut s’installer comme graphothérapeute.

Il existe un groupement belge des graphothérapeutes, qui peut reconnaître les graphothérapeutes qui en font la demande.

À la base, je suis diplômée en ressources humaines. On m’a parlé de la graphologie comme outil de recrutement. J’ai voulu en savoir plus.

J’ai alors suivi un cursus de trois ans en psycho-graphologie, dans lequel j’avais le choix de m’orienter soit vers la graphologie judiciaire, soit vers la graphothérapie. J’ai opté pour cette dernière orientation.

Si on a un problème d’écriture, on peut donc s’adresser à vous ?

Beaucoup d’enfants n’ont pas besoin de rééducation à l’écriture.

Il faut voir où en est l’enfant en fonction de son âge et de son niveau scolaire.

Si l’écriture n’est pas parfaite en fin de première primaire, c’est tout à fait normal. On ne peut pas parler de dysgraphie avant l’âge de 8 ans ou la deuxième primaire.

Si vers l’âge de 8 ou 9 ans, l’écriture reste illisible ou est disproportionnée, alors on est face à un trouble ou un retard.

Il est alors utile de s’adresser à un graphothérapeute, qui cherchera la cause du problème. S’il s’agit d’une dyslexie, il renverra l’enfant vers un logopède.

Combien de temps dure une rééducation de l’écriture ?

Plus le problème est pris tôt, moins la rééducation est lente.

Il est plus facile de casser les mauvais mécanismes quand l’écriture n’est pas encore cristallisée.

Après trois ou quatre séances, une rééducation peut être terminée. Pour d’autres enfants, il faudra une année complète.

Les séances ont lieu une fois par semaine.

Les exercices sont ludiques. Je donne aux enfants un petit travail qu’ils doivent faire à la maison : maximum cinq à dix minutes par jour. Le but, c’est d’intégrer les parents au travail et que l’enfant puisse expliquer ce qu’il fait.

Il faut que ça reste un jeu, et pas une punition.

Il faut que de lui-même l’enfant ait envie de retravailler certaines choses et de les montrer.¦

Rédigé par Ailite

Publié dans #ailite, #dyslexie, #cours particuliers bouches du rhone

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